Don d'organes de son vivant

Publié le jeudi 02 juin 2016


Une personne majeure vivante, volontaire et en bonne santé peut donc donner un rein dans les conditions définies par la loi. Le candidat au don doit être informé des risques liés à l'intervention et de la possibilité d'un échec de la greffe.

Le don du vivant est essentiellement pratiqué pour le rein. Plus rarement, on peut aussi prélever et greffer une partie du foie d'un donneur vivant. Lors d'un don de rein de son vivant, l'un des deux reins du donneur est prélevé, sachant qu'il est possible de vivre normalement avec un seul rein, avec, toutefois, un risque, très légèrement augmenté d'insuffisance rénale à long terme26. La fonction rénale s'altère après l'intervention avec un débit de filtration glomérulaire abaissé d'un tiers, sans conséquence27. Pour les jeunes femmes, il existe une légère majoration du risque de survenue d'une hypertension artérielle gravidique ou d'une pré-éclampsie mais l'immense majorité des grossesses se déroule sans problème28.

Les bénéfices du don du vivant sont un accès à la greffe dans des délais plus courts, la diminution du temps de dialyse et des organes qui fonctionnent mieux et plus longtemps.